Skip to content

Afnor précis de chantier : Matériel et matériaux, mise en by Didier D, Girard N

By Didier D, Girard N

Show description

Read or Download Afnor précis de chantier : Matériel et matériaux, mise en oeuvre, normalisation 1999 PDF

Similar french books

Les patois lorrains

This e-book used to be initially released ahead of 1923, and represents a replica of a huge old paintings, retaining a similar structure because the unique paintings. whereas a few publishers have opted to follow OCR (optical personality popularity) expertise to the method, we think this results in sub-optimal effects (frequent typographical mistakes, unusual characters and complicated formatting) and doesn't properly safeguard the historic personality of the unique artifact.

Extra info for Afnor précis de chantier : Matériel et matériaux, mise en oeuvre, normalisation 1999

Example text

Il convient de laisser momentanément de côté les procédés de décodage de l’intertextualité pour s’intéresser plutôt aux processus d’encodage tels que nous les dévoilent les manuscrits15. En effet l’intertextualité peut ne pas être investie de la même fonction dans les manuscrits d’un texte et dans sa version imprimée ; elle peut, surtout, ne pas avoir le même statut théorique. C’est ce que je tâcherai de démontrer ici en considérant les stratégies rédactionnelles de la description de la charogne par rapport à l’hypotexte baudelairien qui l’a générée, plus encore que motivée, selon des phénomènes bien particuliers.

Que l’intertextualité participe du parcours génératif, le quatrième scénario (f° 98 v°) le confirme d’ailleurs de façon tout à fait littérale, quoique elliptique. Flaubert y introduit, entre parenthèses, une autre de ses autoinjonctions stratégiques. Elle concerne, une fois encore, la charogne, à laquelle elle est juxtaposée : « dans une de leurs promenades, ils voient une charogne de chien (eviter Baudelaire). » La trouvaille de la charogne, dès le second scénario, est donc productive à de nombreux égards.

Le système descriptif de la charogne renferme en effet deux énoncés incompatibles : « seulement la tete et les pattes » d’une part (tête et pattes étant respectivement amplifiées dans la marge : « rictus de la gueule » et « très seches, momifiées »), et « le reste du corps » d’autre part. Il s’agit bien, une fois encore, d’une agrammaticalité, conflit intratextuel dont l’origine est intertextuelle. Car le premier énoncé recèle une présupposition25 que Flaubert n’élucide pas. Il est cependant possible de faire resurgir une série d’inférences qui en explicitent le système génératif : seules la tête et les pattes sont reconnaissables comme telles (le reste n’étant qu’une « plaie grisatre »), c’est-à-dire qu’elles ne sont pas soumises à l’action de la vermine (le prédicat « momifiées » tente d’ailleurs de désambiguïser, en partie, l’énoncé), donc n’appartiennent pas à la charogne ou, mieux encore, ne sont pas décrites par Baudelaire.

Download PDF sample

Rated 4.65 of 5 – based on 43 votes