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ARAB Lire et ecrire l'arabe by Belmouhoub R

By Belmouhoub R

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Les patois lorrains

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Par ailleurs, comme la durée de la traversée limite aussi les échanges, ce qui est le cas notamment du courrier postal qui n’arrive souvent qu’avec plusieurs mois de retard, les liens avec le pays d’origine s’étiolent. Surtout, l’immigrant lui-même change: non seulement acquiert-il de nouvelles habitudes, mais également de nouvelles façons de faire et de penser. Souvent, aussi, il s’est établi sur une terre et a fondé une famille. Avec l’apparition du chemin de fer et du navire à vapeur, les conditions changent radicalement.

Quant à l’après-guerre, elle est surtout marquée par les interdits de l’administration américaine, qui impose sa politique de quotas, la redistribution des courants migratoires et l’expansion de la colonisation intérieure. Ainsi, quand les États-Unis adoptent leurs Restriction Acts dans les années 1920, la France devient le plus important pays d’immigration du monde. En 1931, elle comptera plus de 900000 Italiens, 500000 Polonais, plus de 330000 Espagnols et 300000 Belges, dont plusieurs se dirigent aussi vers le Congo, créé en 1885 par Léopold II, mais devenu depuis 1908 une colonie belge (Thistlewaithe, dans Moller, 1964 : 79).

Ces réductions sont dues aussi aux changements suscités par le passage vers des sociétés industrielles: les aléas de l’économie, la laïcisation de certaines sociétés, l’éclatement des familles en agrégats plus nucléaires, les coûts accrus de la venue de l’enfant, les préoccupations quant à son avenir sont autant de facteurs qui réduisent la natalité, sauf dans certaines régions rurales plus isolées, où la religion et la solidité des liens familiaux continuent de la favoriser. Ainsi, contrairement aux pays scandinaves, qui affichent tous une fécondité déclinante après 1850 et, surtout, à la France qui, malgré une augmentation de sa population de 1830 à 1911, voit le nombre des naissances diminuer au cours du siècle – de 30 ‰ à 20 ‰ entre les deux dates, avec des sursauts temporaires sous le Second Empire et en 1870 –, la natalité apparaît plutôt stable en Grande-Bretagne: autour de 35 ‰ jusqu’aux années 1870 et encore 30 ‰ après 1900.

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